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Le guide

L’UGC travel, c’est quoi ?

L’UGC travel désigne les vidéos et les photos tournées par un créateur pendant un séjour, puis cédées à l’établissement qui l’a accueilli. L’hôtel, la villa ou la maison d’hôtes récupère des images utilisables sur ses propres canaux ; le créateur reçoit le séjour, une rémunération, ou les deux. UGC est l’abréviation de « user-generated content », contenu généré par les utilisateurs.

Trois pratiques qu’on confond souvent

Le mot circule sans définition arrêtée, et trois choses très différentes se rangent dessous. Elles ne s’achètent pas au même prix et ne servent pas au même usage.

L’UGC travel.

Un créateur produit des images pendant un séjour et en cède l’usage. L’établissement les diffuse sur ses propres comptes, son site, ses publicités. On achète des fichiers et des droits, pas une audience.

L’influence voyage.

Le créateur publie sur son compte et l’établissement paie sa portée. Le contenu reste chez lui. Autre métier, autre budget, autre contrat.

Le séjour presse.

Un média couvre l’établissement sans engagement de livrable. Utile en notoriété, imprévisible en contenu.

La confusion coûte cher aux deux camps : un hôtel qui croit acheter de l’UGC et paie de l’influence, un créateur qui livre des fichiers en pensant vendre son audience.

Comment se déroule une collab

Le principe tient en une phrase, mais c’est le déroulé qui décide si ça se passe bien. Voici les cinq temps d’une collab d’UGC travel, dans l’ordre.

  1. 01

    L’établissement décrit son besoin.

    Des dates, un nombre de nuits, ce qu’il attend en images : combien de vidéos, quel format, des photos ou non, pour quels usages. Sans ça, il n’y a rien à négocier.

  2. 02

    Le créateur annonce ses conditions.

    Ce qu’il livre, en combien de temps, ce qu’il facture le cas échéant, et jusqu’où il cède ses droits. C’est son barème, et c’est à lui de le fixer.

  3. 03

    Les deux se mettent d’accord par écrit.

    Livrables, date de rendu, tour de retouches, usages autorisés et leur durée. Un accord verbal ou en messages privés ne survit pas au premier désaccord.

  4. 04

    Le séjour a lieu, les images se tournent.

    Hors saison le plus souvent : la chambre serait restée vide de toute façon, et le lieu est plus calme à filmer.

  5. 05

    Les fichiers sont livrés et payés.

    L’établissement vérifie que la commande y est, puis les droits lui sont transférés et le créateur touche sa part. C’est le moment où tout se joue, et celui qui se passe le plus mal quand rien n’a été écrit avant.

Qui fait de l’UGC travel

Deux profils, deux raisons d’y venir. Les deux comptent : sans créateurs disponibles il n’y a pas d’images, sans établissements il n’y a pas de séjours.

Créateurs

Vous savez filmer et vous cherchez des clients.

  • Aucun seuil d’abonnés : c’est le travail montré qui décide, pas l’audience.
  • Le format demandé est presque toujours la vidéo verticale, montée, prête à publier.
  • Vous fixez vos tarifs de tournage et de cession de droits.
  • Le séjour est la contrepartie de base ; une rémunération peut s’y ajouter.
  • Un statut d’indépendant est nécessaire dès qu’il y a facturation.

Établissements

Vous avez des chambres vides et pas d’images.

  • Hôtels, villas, maisons d’hôtes, locations saisonnières : la mécanique est la même.
  • Le coût réel d’une nuit offerte, c’est le ménage et le petit-déjeuner, pas le tarif public.
  • Vous obtenez de quoi publier plusieurs semaines, pas une vidéo unique.
  • Les droits d’usage doivent être écrits, sinon vous ne pourrez pas sponsoriser.
  • Une collab se cale en basse saison, sur des nuits qui seraient restées vides.

On vous répond

Questions fréquentes

UGC travel et UGC voyage, est-ce la même chose ?

Oui. L’anglicisme domine dans le milieu, y compris en France, mais les deux désignent la même pratique : des images tournées par un créateur pendant un séjour et cédées au lieu qui l’accueille.

Faut-il beaucoup d’abonnés pour devenir créateur UGC travel ?

Non, et c’est la différence majeure avec l’influence. L’établissement achète des fichiers et le droit de les diffuser, pas une audience. Un portfolio de quelques vidéos bien tournées vaut mieux qu’un compte suivi mais sans travail à montrer.

Le créateur est-il payé, ou seulement logé ?

Les deux existent. Le séjour est la contrepartie de base, et une rémunération peut s’y ajouter selon ce que le créateur facture et ce que l’établissement accepte. Le troc pur, où le séjour est la seule contrepartie, reste un cas courant et parfaitement légitime.

Combien de vidéos pour un séjour de quelques nuits ?

Une dizaine est l’ordre de grandeur d’une commande courante, mais il n’y a pas de règle. Le nombre exact, la durée et le format se fixent avant le séjour, pas après.

Que deviennent les droits sur les images ?

Ils se cèdent pour des usages nommés et une durée nommée : réseaux sociaux, site, newsletter, fiche de réservation, publicité sponsorisée. La publicité payante est un usage à part : autoriser la publication ne l’autorise pas automatiquement.

Faut-il un statut pour facturer une collab ?

Dès qu’il y a facturation, oui : c’est une prestation de service, elle se facture depuis une entreprise, même une micro-entreprise. Le contrat nomme alors la dénomination du créateur, pas son pseudonyme.

Est-ce réservé aux hôtels ?

Non. Villas, maisons d’hôtes, locations saisonnières, Airbnb et restaurants fonctionnent pareil : on remplace les nuits par ce que le lieu peut offrir.

À quelle saison se cale une collab ?

Hors saison le plus souvent. L’établissement offre une chambre qui serait restée vide, donc qui ne lui rapportait rien, et le créateur y gagne un lieu plus calme à filmer.

Et nous, dans tout ça ?

Séjournée est une plateforme française d’UGC travel. Elle met en relation des établissements et des créateurs, et prend en charge exactement ce que ce guide décrit comme fragile : l’accord écrit, les droits d’usage bornés, et l’argent tenu jusqu’à la livraison. Le compte créateur est gratuit et sans commission.

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