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Article · Créateurs

Les erreurs à éviter en UGC travel

Les erreurs qui coûtent le plus ne sont pas techniques. Elles tiennent à trois moments : un message auquel l’hôtelier ne peut pas répondre oui, un tournage fait pour son propre compte plutôt que pour l’établissement, et un accord jamais écrit. Voici les huit qui reviennent le plus, et ce qu’il faut faire à la place.

Les quatre qui font ignorer votre message

Un hôtelier ne refuse presque jamais. Il ne répond pas. Et dans la plupart des cas la cause n’est pas la qualité de votre travail : c’est que le message ne lui donne rien à décider.

  1. 1. Promettre de la visibilité.

    Regardez son compte avant d’écrire cette phrase. L’établissement que vous démarchez a presque toujours plus d’abonnés que vous, parfois dans un tout autre ordre de grandeur. Vous ne lui apportez pas une audience : vous lui apportez des fichiers qu’il n’a ni le temps ni le matériel de tourner. C’est déjà beaucoup, et cela a le mérite d’être vrai.

  2. 2. Demander les dates les plus chères de l’année.

    Une semaine d’août sur la côte, un week-end de pont, la pleine saison : vous réclamez la chambre qu’il aurait vendue au prix fort. Offerte, elle ne lui coûte rien tant qu’elle serait restée vide, et lui coûte une vraie vente sinon. Proposez novembre, un mardi, et le même message devient acceptable.

  3. 3. N’avoir rien chiffré.

    Combien de vidéos, livrées quand, utilisables où et pendant combien de temps. Sans ces quatre réponses, l’hôtelier qui aurait dit oui devrait d’abord faire votre travail à votre place. Il ne répond pas, et vous croyez qu’il a refusé.

  4. 4. Parler de vous plutôt que du lieu.

    « Je suis créateur, mon univers c’est le voyage, mon style est épuré » parle de vous à quelqu’un qui n’a rien demandé. Et ce message aurait pu partir aux trois cents autres établissements de votre liste : l’hôtelier le voit tout de suite. Écrivez plutôt deux phrases qui n’auraient pu être écrites que sur sa maison à lui, ce qui s’y filme bien, à quelle heure, et ce que vous en feriez. Le nombre d’abonnés est la forme la plus pure de ce travers : une phrase sur vous, quand il en attend une sur chez lui.

Les deux qui gâchent le tournage

Le séjour est accordé, et c’est souvent là que la collab se perd. Pas dans la négociation : dans ce qu’on rapporte.

  1. 5. Filmer son reel plutôt que les images dont l’hôtel a besoin.

    Beaucoup rapportent leur montage, avec leur signature et leur visage. L’établissement, lui, a besoin de plans utilisables : la chambre rangée, la piscine sans clients, le petit déjeuner, du cadre vertical avec de la place au-dessus pour poser du texte. Demandez avant de partir ce qui manque à leur banque d’images.

  2. 6. Livrer un montage sur une musique qu’il n’a pas le droit d’utiliser.

    La bibliothèque musicale d’Instagram couvre un usage personnel. Un compte professionnel n’a accès qu’à un catalogue réduit, et un son tendance ne peut pas être repris dans une publicité. Votre vidéo est alors magnifique et inutilisable : l’établissement ne peut ni la publier depuis son compte, ni la sponsoriser. Livrez toujours une version sans musique en plus de la vôtre.

Les deux qui se paient après coup

Celles-ci ne se voient pas le jour de la livraison. Elles reviennent des mois plus tard, quand il est trop tard pour négocier.

  1. 7. Céder des droits sans durée ni territoire.

    « On pourra utiliser tes vidéos » signifie, faute de précision, partout et pour toujours. Le même fichier peut réapparaître en publicité payante deux ans après, sans nouvelle rémunération. Écrivez trois choses : quels supports, quel territoire, combien de temps.

  2. 8. S’en tenir à un accord en messages privés.

    Un « oui, avec plaisir » n’est pas un contrat. Il ne dit pas ce qui se passe si le résultat ne convient pas, si le séjour est annulé, ou si l’établissement diffuse au-delà de ce qui était prévu. Un simple e-mail récapitulatif, relu par les deux parties avant le séjour, suffit à rendre les termes opposables.

On vous répond

Questions fréquentes

Quelle est l’erreur la plus fréquente ?

Ne rien chiffrer. C’est aussi la plus facile à corriger : quatre lignes de plus dans le message, et le taux de réponse change.

Peut-on utiliser un son tendance dans une vidéo livrée ?

Dans votre propre publication, oui. Pas dans un fichier remis à un établissement, qui le diffusera depuis un compte professionnel et voudra peut-être le sponsoriser. Livrez une version sans musique, il posera la sienne.

Faut-il refuser une collab sans contrat ?

Pas nécessairement, mais n’acceptez rien qui ne soit écrit quelque part. Un e-mail qui récapitule livrables, dates, usages et durée fait le travail, même sans document formel.

Un séjour reçu en échange de vidéos, est-ce un revenu ?

Une contrepartie en nature reste une contrepartie. Le régime applicable dépend de votre statut : renseignez-vous avant votre première collab plutôt qu’après la cinquième.

Quand le cadre est posé d’avance

Sur Séjournée, l’établissement publie son offre avec ses dates, ses livrables et les usages qu’il demande. Vous candidatez sur un cadre déjà écrit, et le contrat est signé en ligne avant le séjour. La moitié de ces erreurs n’a alors plus d’endroit où se produire. Le compte créateur est gratuit et sans commission.

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